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Les Voix de l'ORBISE

Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 13:03

Le cheval d'en face cabriole dès qu'apparaît sa propriétaire; inversion des rôles, cloture + longe vs. lui.
Par T. - Publié dans : Carnet MMX
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 17:32


Je suis l'hémorragie massive de ton artère fémorale déchirée, je suis ta moëlle épinière sectionnée qui te fais perdre le contrôle de tes intestins. Je suis la perforation de ton poumon gauche par tes propres côtes brisées, je suis l'arythmie qui t'évanoui, et cette douleur aiguë qui te maintient malgré tout éveillé. Je suis l'ictère qui t'indique que trop de libations ont détruit ton foie, mais qui n'aura pas le temps de te tuer. Je suis la fracture ouverte de ton humérus, je suis les miettes calcifiées de ton bassin, je suis ta matière grise étalée à l'air libre, je suis ton sang bouillonnant sur le bitume. Je suis ta rate explosée, et tes humeurs qui […]
Par un de moins. - Publié dans : ...et quelques mots
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 12:20


Fut une époque où l'homme se posait plus de questions qu'il ne résolvait de problèmes, une époque où il se demandait anxieusement où il allait, de quelle vase nauséabonde il était issu, vers quel espace noir il se rendait. L'espèce entière consacrait alors son humanité à percer les mystères de ses origines et les mystiques de ses fins. Du déclin post-moderne des religions l'on passa à un renouveau des croyances. Les temples s'emplirent de nouveau, les impies furent désignés, chassés, exterminés. Les prophètes et les fous, jadis lie de la société, devinrent rois et cours. Errant en quête d'absolution, la société vit ses membres se perdre en lamentations […]
Par 8 pattes ceci fut conté. - Publié dans : Mythes & shaggâs
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 17:22

Procéder à l'isolation, c'est à dire: séparer ses désirs, ses peurs, ses souvenirs; supprimer le superflu, former la première couche du cocon; s'allonger dessus, faire la nuit, puis faire corps avec la seconde couche; repousser le réveil, repousser les rêves, appeler à plus d'obscurité; penser à la suite, penser aux précédents, supprimer une nouvelle fois le superflu; la troisième couche apparaît d'elle même, aussi l'ignorer, comme tout ce qui apparaît par soi-même; recommencer jusqu'à comprendre, c'est à dire: une fois vide, appeler ses désirs, ignorer ses peurs, penser ses souvenirs, sortir de l'isolation.
Par l'administration. - Publié dans : Protocoles de l'Organisation
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 20:41


" Un jour, vingt ou vingt-cinq ans plus tard, dit soudain Dondog, ou peut-être trente, trente-deux ans, qu'importe, alors que je me retrouvais une fois de plus en compagnie de Schlumm dans le seul endroit où nous pouvions nous rencontrer, au coeur de l'espace noir, en symbiose avec l'espace noir et avec Schlumm lui-même, j'ai demandé à Schlumm ce que je n'avais pas osé lui demander encore, parce que jusque-là j'avais fait en sorte de ne pas raviver inutilement sa douleur. Je lui ai demandé de rappeler à sa mémoire, et donc à la nôtre, quelques images significatives de cette nuit-là. - Quand j'avançais dans les rues obscures? souffla Schlumm.Quand je […]
Par Toghtaga Özbeg - Publié dans : βιβλιοθήκη
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 20:29
M.


Le premier jour d'école fut horrible, nous dit-il. Non pas parce qu'un événement particulièrement abject s'était déroulé ce jour, nous dit-il encore. Tout bien considéré, cette journée ne s'était pas démarquée d'une autre, ni dans son déroulement, ni dans les ternes visages qu'il avait cru croiser. Il avait évasivement devisé des mêmes sujets avec les même morts que d'habitude, continua t'il, les morts seuls prenaient encore la peine de parler avec lui, comme si leur fin pouvait être retardée par une quelconque discussion, comme s'ils s'accrochaient à des bribes d'êtres moins morts qu'eux, comme s'ils ne savaient que seuls les araignées pouvaient vivre […]
Par M. - Publié dans : ...et quelques mots
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 19:25

Malaxer sa colère jusqu'à en faire un pâte brunâtre, aigre, nauséabonde. À l'aide de cette pâte, façonner une araignée à douze pattes, cesser de compter à la cinquième, raccourcir d'un tiers la huitième, et sur la treizième graver le nom. Après lui avoir insulfé un simulacre de vie la tuer deux fois, puis laisser le temps agir: une fois toutes réunies, les araignées agiront et partiront appliquer une juste vengeance de tous contre tous. in Insectes et chamanisme, pour un Parti inique animalier, Treizième Organe, Éd. Les Trois-Mains, I.
Par l'administration. - Publié dans : Protocoles de l'Organisation
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 20:41


Il devait avoir huit ans quand il est parti, commençait Üûb le rémouleur, je m'en souviens parce que les cheminées de l'usine ouest ne fumaient pas, depuis la Troisième Insurrection du Parti, les grèves et leur violente répression avaient eues raison de la plupart des usines de textiles de Cité 45, et celle de l'ouest ne faisait pas exception, or cela fait déjà un cinquantaine d'années que le Parti avait mené cette révolte, alors il ne semble pas exagéré de supposer qu'il devait avoir huit ans à cette époque, huit ou neuf, mais pas dix cela est sûr, il avait noué son baluchon dessus son col fourré et avait pris la rue de l'angle, le premier des couloirs […]
Par Üûb le remouleur - Publié dans : Mythes & shaggâs
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 19:00

Éludes toute question, refuses toute réponse, détruis tout dialogue. Puis, quand le silence s'impose, brises-le. Chantes tout tes slogans, et puis oublies les tous.
Par l'administration. - Publié dans : Protocoles de l'Organisation
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 18:46


"Que la solitude puisse venir à bout de l'esprit même le plus sain, j'en ai eu la preuve à partir de mon troisième jour d'enfermement dans la maison de retraite spirituelle, après avoir passé des heures et des heures sans adresser la parole à qui que ce soit, échangeant des salutations uniquement aux heures de repas avec le personnel de service, engagé à fond dans la relecture du rapport, dormant d'un sommeil entrecoupé de sursauts sur la couchette, étranger au moindre plaisir, car je ne pouvais même pas me soulager en me branlant à cause de la maladie qui m'affligeait (même s'il n'y avait plus de gouttelette à ma verge), de sorte que mon esprit […]
Par le général Octavio Pérez Mena - Publié dans : βιβλιοθήκη
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